09/02/2006

Son mari me valait bien

Un jour, une dame vint me trouver pour se plaindre de son mari. Elle fréquentait une église voisine, qui était à l'époque sans pasteur. Au fur et à mesure qu'elle déballait ses récriminations, j'affichais de plus en plus un sourire béa. Je l'écoutais avec une grande patience. Et quand elle eut terminé, je pris la parole et lui dis :

"Je suis un peu mal à l'aise et je ne sais que te dire ; car tous les reproches que tu fais à ton mari, ce sont exactement les mêmes que ma femme me fait". La dame partit réconfortée sachant ainsi qu'elle n'était pas seule sur la terre dans cette situation

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08/02/2006

A la messe des enfants

Le curé du village m'avait expliqué qu'il avait depuis quelque temps changé les habitudes quant aux messes dominicale. La première messe du dimanche était ouverte exclusivement aux adultes habitués à une messe très traditionnelle ; la messe de 11 h était devenue une messe s'adressant particulièrement aux enfants. Comme je suis particulièrement intéressé par tout ce qui touche aux enfants, je m'y suis donc rendu. Surprenant, le curé circulait d'un coin à l'autre de l'église et la liturgie traditionnelle était remplacée par un dialogue entre le prêtre et les jeunes fidèles. J'étais conquis par cette façon de faire qui rendait tellement vivant ce moment de recueillement. Bien sûr le moment de la consécration resta très bon enfant tout en étant empreint de solennité. Le moment de la communion arrivant, le curé me fit signe d'approcher pour que nous puissions inter-communier sous les deux espèces. Quand nous eûmes communié tout les deux, il me remit le ciboire avec les hosties afin que je fasse communier le reste du village et il alla s'asseoir. Le pasteur donnant le communion aux fidèles catholiques, nous nagions à la fois dans le rêve et dans l'espoir souvent déçu par les revirements de la hiérarchie romaine

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07/02/2006

Une cérémonie (peu commune) de l'unité à Pâques

J'avais l'habitude chaque année au mois de janvier d'être impliqué dans la semaine de l'unité entre catholique et protestant. Cette année-là ça s'était particulièrement bien déroulé dans le village où j'habitais. Je n'étais pas responsable d'une paroisse protestante à ce moment-là ce qui me laissait une certaine liberté quand à mes engagements extérieurs. Le curé du village, suivi par son conseil de fabrique, m'avait demandé si je ne pourrais pas m'impliquer dans l'organisation de la "semaine sainte". L'expérience était assez nouvelle et, comme j'aime relevé les défits, j'ai accepté. La semaine se déroula très bien. Nous étions arrivé le samedi soir, pour la fameuse nuit de Pâques... Rien de spécial n'avait été prévu, mais le curé me demanda de l'accompagner dans le choeur de l'église pour participer d'une façon assez spontanée à la liturgie de la veillée. Il venait de bénir l'eau qui lui servirait le reste de l'année pour célébrer ses baptêmes. Nous avions à nos pieds un grand chaudron en cuivre qui contenait cette eau. Je regardais en spectateur, n'étant pas habituer à un tel rituel. A un certain moment, le curé se pencha vers moi et me murmura à l'oreille : "Normalement, je dois maintenant faire le tour de l'église pour donner la bénédiction aux fidèles ; mais j'ai un problème, tu vois les acolytes dorment à moitié sur leur chaise. Tu m'aides à porter le chaudron et nous faisons le tour ensemble." La proposition était assez inattendue, je pouvais difficilement refuser. Nous partîmes pour ce tout d'église, assez joyeux de cette démarche insolite. Je ne sais pas si c'est pour cette raison ; mais la bénédiction fut particulièremet mouillée. Nous étions tous deux hilares, nous n'avions pourtant pas bu. Mais j'avais envie de rire en contemplant le visage ahuri de certain villageois qui me connaissaient et qui s'interrogeaient quelque peu sur ce qui se passait

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06/02/2006

la transpiration

Le fils d'un pasteur avait lu dans la Bible, dans le premier livre de ce qu'on appelle généralement l'Ancien Testament, le fameux texte où après la chute Dieu dit à Adam : "Tu gagneras du pain à la sueur de ton front" Quand il eut terminé ça lecture en disant : Mais, je n'ai jamais vu mon père transpirer"

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05/02/2006

pasteur comme papa

On demandait à un fils de pasteur : "Qu'aimerais-tu faire quand tu seras grand ?" - "pasteur, comme papa". - Et pourquoi aimerais-tu être pasteur ?". - "Parce qu'il ne travaille qu'une fois par semaine". (faisant allusion à la prédication hebdomadaire)

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04/02/2006

Les caricatures

Certains doivent toujours avoir les mains occupées, même quand ils sont en conversation. Je me suis surpris bien des fois, tout en parlant, à jouer avec la tasse ou le verre vide qui était devant moi donnant à mon interlocuteur le sentiment qu'il devait me verser à nouveau quelque breuvage. Mais d'autres ont la manie de dessiner, voire de griffoner. Nous étions réunis chaque soir pour une semaine de prières. Et nous avions reçu une brochure nous permettant d'avoir un fil conducteur. Les articles qui s'y trouvaient étaient agrémentés du portrait de leurs auteurs. Nous avions tous plus ou moins l'article du jour, et nous méditions sous forme de discussions. Et pendant que nous parlions l'un d'entre nous s'était mis à dessiner des moustaches, une barbe, et que sais-je encore au portrait du jour. Quand nous nous en aperçûmes, chacun d'entre nous se mit à rire et plus personne n'arriva à tenir son sérieux, pas même l'auteur de ces graffitis

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03/02/2006

Plouf

Ce n'est pas toujours très sérieux, il arrive des accidents qui portent à rire. Dans un temple où le baptistère se trouvait juste en-dessous de la chair... Un matin le pasteur était en train de prêcher et se démenait (j'allais dire comme un diable ) quand tout à coup le plancher céda et il se retrouva, au fond du baptistère, qui heureusement n'était pas rempli d'eau. Je dis : heureusement ; mais peut-être aurais-je dû dire : malheureusement : bien sûr il aurait été mouillé ; mais cela aurait amorti sa chute

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