25/02/2006

Ce n'était pas la bande à Bonnot

Nous venions d'arriver dans un village et comme j'avais encore à l'époque tous mes enfants à la maison, les jeunes gens du village s'agglutinaient volontiers chez nous. Un petit noireaud avait particulièrement attiré mon attention. Le regard franc : noir comme pouvait l'être celui d'un bel hidalgo, car il avait des origines espagnoles certaines. Je sentis tout de suite une certaine sympathie pour ce bel adolescent. Et avec le recul du temps, je pense que la sympathie était réciproque. Mais avec ce côté inattendu d'un adolescent qui veut s'affirmer et qui à résolu de m'en faire voir de toutes les couleurs. Un jour particulièrement, il arriva à la maison et me mit à rude épreuve. Il était accompagné de deux autres amis, dont l'un prétendait être dans un home où il devait rentrer avant 22 h. Ils me supplièrent de le reconduire. Mon fils aîné décida de m'accompagner. Comme je venais d'arriver dans le village, je ne connaissais encore rien des alentours. Ils me firent ballader dans tous les villages des environs. A un certain moment, j'eus des doutes et je me fâchai en leur intimant l'ordre de m'indiquer le bon chemin et le plus court, menaçant de les lâcher en pleine nature. Dans les cinq minutes qui suivirent, celui qui devait rentrer dans un "home" se fit déposer...devant la maison paternelle. Moins d'un quart d'heure suffit pour me débarasser  du reste de la cargaison

09:27 Écrit par JM Geron | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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