16/02/2006

Miam, c'est bon

A l'époque où mes deux filles aînées étaient petites, j'avais deux paroissiennes d'origine russe qui se trouvaient dans un home, où on les avaient mises alors qu'elles étaient encore valides. Elles avaient toutes deux été baptisées dans le fleuve amour et avaient fui la Russie au moment de la révolution. Elles s'étaient réfugiées en Chine, d'où elles partirent à l'arrivée de Mao-Tsé-Toung au pouvoir en 1949. Elles arrivèrent en Belgique, où elles n'apprirent jamais le français. Ce qui veut dire que lorsque je leur rendais visite, je devais d'abord aller chercher une traductrice. Un jour elles avaient demandé que je leur fasse un service de Sainte-Cène (communion). J'avais tout préparé, le pain sans levain, la coupe et nous voilà partis, ma femme, la traductrice et nos deux filles, qui devaient avoir respectivement un an et demi et deux ans et demi. J'apprêtai la table pour déposer les espèces, table que nos deux braves avaient ornée d'une belle nappe brodée qui la recouvrait entièrement. Je commençai donc le service. Au moment, où je venais de distribuer le pain à chaque participants, j'entendis une petite voix venant de dessous la table ; une de mes filles donnait son impression : "Mmmm, c'est bon"

08:40 Écrit par JM Geron | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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