07/02/2006

Une cérémonie (peu commune) de l'unité à Pâques

J'avais l'habitude chaque année au mois de janvier d'être impliqué dans la semaine de l'unité entre catholique et protestant. Cette année-là ça s'était particulièrement bien déroulé dans le village où j'habitais. Je n'étais pas responsable d'une paroisse protestante à ce moment-là ce qui me laissait une certaine liberté quand à mes engagements extérieurs. Le curé du village, suivi par son conseil de fabrique, m'avait demandé si je ne pourrais pas m'impliquer dans l'organisation de la "semaine sainte". L'expérience était assez nouvelle et, comme j'aime relevé les défits, j'ai accepté. La semaine se déroula très bien. Nous étions arrivé le samedi soir, pour la fameuse nuit de Pâques... Rien de spécial n'avait été prévu, mais le curé me demanda de l'accompagner dans le choeur de l'église pour participer d'une façon assez spontanée à la liturgie de la veillée. Il venait de bénir l'eau qui lui servirait le reste de l'année pour célébrer ses baptêmes. Nous avions à nos pieds un grand chaudron en cuivre qui contenait cette eau. Je regardais en spectateur, n'étant pas habituer à un tel rituel. A un certain moment, le curé se pencha vers moi et me murmura à l'oreille : "Normalement, je dois maintenant faire le tour de l'église pour donner la bénédiction aux fidèles ; mais j'ai un problème, tu vois les acolytes dorment à moitié sur leur chaise. Tu m'aides à porter le chaudron et nous faisons le tour ensemble." La proposition était assez inattendue, je pouvais difficilement refuser. Nous partîmes pour ce tout d'église, assez joyeux de cette démarche insolite. Je ne sais pas si c'est pour cette raison ; mais la bénédiction fut particulièremet mouillée. Nous étions tous deux hilares, nous n'avions pourtant pas bu. Mais j'avais envie de rire en contemplant le visage ahuri de certain villageois qui me connaissaient et qui s'interrogeaient quelque peu sur ce qui se passait

11:39 Écrit par JM Geron | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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