31/01/2006

Ils frappent à nos portes

Les témoins de Jéhova, je n'ai aucun apriori contre eux. Je ne partage pas touteleur vision des choses. Il y a de cela bien des années, je visitais une famille avec laquelle j'avais des entretiens réguliers à propos de la Bible. Un jour, que nous venions de nous installer on frappa à la porte. La maîtresse de maison pâlit un peu et me dit que deux témoins de Jéhova avaient désiré me rencontrer, mais qu'elle n'avait pas encore eu le temps de me prévenir. Deux messieurs d'un certain âge entrèrent. La discussion s'engagea et pris rapidement une tournure très polémique. Suivant leur tactique, un des deux parlaient tout le temps et l'autre se taisait. La conversation prenait un ton très polémique  -ce que je n'aime pas trop.

Le deuxième, voyant son compagnon de service en difficulté, se joignit  enfin à la conversation en me disant : "C'est que monsieur, en grec..." Je ne le laissai pas continuer et lui posait la question : "Ah ! vous connaissez le grec ?" et comme il me répondait par la négative, je lui dit : "Moi, OUI" Quelle mouche m'avait piqué de dire cela. Le premier reprit la parole et me dit : "Je n'ai plus qu'un mot à vous dire  Jean 8 : 44" verset du Nouveau Testament où Jésus dit à ses interlocuteurs : Vous avez pour père le diable... et moi du tac-au-tac : "Et moi je vous réponds 2 Pierre 3 : 16" verset où l'apôtre Pierre explique que dans les lettres de l'apôtre Paul "Il y a des points difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens pour leur propre ruine". Oh que j'ai honte, même avec le recul du temps de m'être laissé entraîner dans une telle polémique et surtout sur un tel ton

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30/01/2006

La japonaise

Récemment, je recevais la remarque suivante de la part d'un femme agent de police : "Vous vous prenez pour le bon Samaritain."

Ce n'est pas nouveau cette manie que j'ai d'héberger. Il y a trente cinq, quand j'ai débuté mon ministère, ça commençait déja. Un dimanche après-midi, je reçu un coup de fil provenant de Rotterdam, une japonaise était au bout du fil et me demandait, dans la langue du docteur Zamenhof, si je pouvais lui trouver un hôtel. Elle avait trouvé mes coordonnées dans un annuaire d'Esperanto, où j'étais à la rubrique pasteur. Il faut dire que dans cette langue pasteur se dit "pastoro" tandis que prêtre catholique se dit "pastro", une seule lettre les distingue. Je proposai à cette dame de l'héberger chez nous. Je lui fixai rendez-vous à la gare pour quelques heures plus tard. Quand il me vit, elle se mit à rire à gorge déployée en me disant : "vous n'avez pas mis votre robe" (il était encore très courant à l'époque de voir les prêtres catholiques circuler en soutane, tout au moins ceux d'un certain âge). Je lui expliquai sa méprise, en lui disant, je suis pasteur - et je ne sais pourquoi, j'ajoutai tout de suite : "je suis marié". Lorsque nous arrivâmes à la maison, elle ignora superbement mon épouse et fit tout de suite le tour de l'appartement. Lorsqu'elle arriva dans notre chambre, elle arracha littéralement draps et couvertures, notre lit était encore fait à l'ancienne, je ne possédais pas encore d'édredon. Pendant que nous prenions une collation, profitant que ma femme ne comprenait pas un traître mot de ce qu'elle racontait, elle m'intérrogea sur le comportement sexuel des belges. Comprenant plus ou moins (je sais je ne suis pas très fut-fut) où elle voulait en venir, je lui répondis pour couper court que le comportement des gens ne dépend pas de leur nationalité, mais de leur tempérament. Et j'ajoutai : "en ce qui me concerne, une femme me suffit."

Vers minuit, elle manifesta le désir de prendre une douche. Je lui expliquai le fonctionnement de l'équipement assez primitif dont nous disposions à l'époque. Et je n'eu que le temps d'empoigner ma femme par les épaules. Elle commençait déjà à se déshabiller, sans vergogne, devant nous

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29/01/2006

Athée ? moi, quelle découverte

J'avais été amené à donner une conférence dans un centre communautaire juif, où l'un de mes amis, tenait des séminaires et m'avait demandé de venir pour présenter un sujet bien précis. L'auditoire était composé de juifs, de catholiques, protestants diverses tendances ; ce qui le plus souvent permet un échange fructueux. Une dame catholique m'interpella à la fin de l'exposé et me dit, sans mettre de fleurs : "Mais, vous protestants, qu'est-ce que vous pouvez nous apportez... vous êtes des athées." Mon auditoire, fut aussi stupéfait que moi

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28/01/2006

C'est arrivé à Aden

C'est le titre d'un film que j'ai vu quand j'étais encore un pré-adolescent. Il y a au milieu de toute cette bande un pasteur anglican, assez coincé, (comme dans beaucoup de films, les pasteurs sont ainsi caricaturé). Un certain moment, il se trouve sur un marché ou il y a des troubles. Et très sentencieusement, le pasteur dit, citant le prophète Osée : "Il est écrit dans les livres saints : celui qui sème le vent récolte la tempête". Et à ce moment là, il reçoit une tomate bien mûre en pleine figure.

 

 

Pour le reste, voici un petit résumé du film :

 

Une troupe française de théâtre ambulant se trouve bloquée à Aden au cours d'une tournée à l'étranger. Les officiers de la garnison anglaise en profitent pour courtiser les trois vedettes débarquées dans leur ville et Albine, la jeune première, devient la maîtresse du Capitaine Burton. Sur ces entrefaites, et le jour même de la représentation donnée par la troupe, le Prince de Khamarkhar arrive à Aden pour y signer un traité avec l'Angleterre. Il assiste à la représentation et apprécie tout spécialement la jeune artiste. Si bien que les pourparlers du traité, qui semblaient longs et pénibles, se trouvent soudain grandement facilités. Du coup, Albine prend une extrême importance, tant aux yeux du Gouverneur que vis-à-vis du directeur de la troupe et de ses camarades de travail. Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes, si Albine se laissait toucher par les inestimables présents que le Prince met à ses pieds. Mais la jeune femme pense, qu'à l'instar de bien des hommes qui la courtisent, « il n'a pas la manière », et elle se moque ouvertement de lui au risque de créer un incident diplomatique. En vain, le Gouverneur aux abois obtient-il le désistement de Burton en lui faisant entrevoir les incidences fâcheuses que sa liaison pourrait avoir sur sa carrière : Albine, blessée, congédie son amant, mais ne se laisse pas acheter davantage. Alors le Prince, las d'attendre le bon plaisir d'une simple femme, la fait enlever. Affaire d'état. Protestation de l'Ambassade de France auprès du Gouverneur anglais. Délégation anglaise, conduite par le Capitaine Burton, auprès du Prince, avec injonction de restituer la captive... Mais celle-ci est devenue captive volontaire car le Prince, fort beau garçon au demeurant, a su la conquérir... avec des arguments non diplomatiques.

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27/01/2006

pas trop religieux

J'ai toujours eu, grâce à l'éducation reçue de mon père, un esprit ouvert et tolérant. J'ai eu vision optimiste de la religion en général et déplore toujours les excès commis par les extrémistes de tous bords. J'ai donc beaucoup d'amis ne partageant pas mes convictions religieuses. Quand j'étais dans ma paroisse précédente, je m'étais lié d'amitié avec une voisine. Issue d'une famille où l'athéisme était une forme de profession de foi. Elle vint cependant assister quelques fois à la fête de Noël. Et un jour elle me fit la réflexion suivante : "j'aime bien de vous écouter lorsque vous prêché ; parce que vous n'êtes pas trop religieux dans vos propos... Je m'interroge encore

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26/01/2006

Le mur de l'Atlantique

   Vous êtes peut-être étonnés que je mette des photos d'un film dans ces histoires de pasteurs. Mais c'est parce que nous y trouvons un réplique de Sophie Desmarets (photo ci-dessous) qui vaut tous les gags qui peuvent arriver à un pasteur. En général, quand on nous interpelle, on nous dit : "Ah vous les pasteurs vous pouvez vous marier". Pour revenir au film, je pense à cet aviateur anglais qui atterri, si je puis dire dans la maison de Léon (Bourvil) et que sa fille Juliette présente à sa tante Maria (Sophie Desmarests) le jeune aviateur, en lui disant : "son père est évêque" ; mais elle omet de dire évêque anglican. La brave tante a cette réflexion : "Oh !!! et il n'a pas honte !"

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25/01/2006

Les pasteurs anti-cléricaux

Dans le protestantisme, on n'a pas, à proprement parlé, de clergé ; puisque tout est régi sur le principe du sacerdoce universel. Et les pasteurs me direz-vous ? ce sont les enseignants de la communauté. C'est pour cela que dans la plupart des églises "historiques" les pasteurs, lorsqu'ils sont en fonction, portent une robe qui ressemble à celle des avocats, et qui était, au 16ème siècle, l'habit d'un professeur d'université. Mais, hélas, dans nos pays, à forte tradition catholique, le pasteur était mis, tout comme le curé, sur un genre de piédestal. Ma génération (qui est celle de mai 68) a souvent changé tout ça. Il y a de cela plus de 20 ans, un de mes collègues avait invité le président de "la libre pensée" du coin à venir présenter son mouvement lors d'une conférence au temple dont il était le conducteur spirituel. Il se présenta à l'assistance comme pasteur anti-clérical. La conférence terminée, l'auditoire eut droit à la séance "question-réponse". Je demandai la parole et m'adressant au président de la libre-pensée, je commençai ma remarque par : "Je suis, comme mon collègue, un pasteur anti-clérical...mais permettez-moi quand même d'être croyant..." suivi de mes question et remarque

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