24/01/2006

Si je meurs, je veux qu'on m'enterre

J'avais une paroissienne dont le mari était un véritable poivron. Ils habitaient un endroit assez isolé par rapport à la paroisse dont j'étais responsables. J'avais été quelque temps absent, et quand je revins, j'appris que le mari était décédé. Lorsque j'allai lui rendre visite, elle me raconta en détails la mort de son mari. Un soir, selon son habitude, il venait de déposer ses bouteilles de "vieux-temps", variété de bière dont il était particulièrement amateur, près de la cuisinière à charbon. Il avait ainsi l'habitude de les "chambrer". Il montra ces deux bouteilles à sa femme en disant : "ce sont les dernières". Celle-ci crut qu'il avait décidé d'arrêter de boire. Comme il achevait de parler, il s'écroula sur son lit, sur le dos, le bras en croix ( -  comme Jésus-Christ, ajouta-t-elle, en me faisant le récit -). Il était mort. Lorsqu'on le mis dans le cercueil, elle lui fit déposer les deux bouteilles de bière qu'il n'avait pas eu le temps de consommer.

07:21 Écrit par JM Geron | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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