12/01/2006

Quel titre donne-t-on à un pasteur ?

Bonne question : aujourd'hui, la plupart du temps on l'appelle par son prénom. D'ailleurs quand je décline mon identité, j'insiste toujours sur mon prénom : Jean-Marie : ce n'est pas qu'il me plaît, mais c'est celui que m'ont donné mes parents. Là où j'ai toujours envie de rire ; c'est lorsque les gens, qui semblent parfois avoir acquis leur culture en regardant des "western", me donne du bonjour Révérend. Si vous lisez un code de bonne éducation d'il y a cinquante ans, il était dit lorsque vous rencontrez un pasteur, vous pouvez lui dire : "Monsieur le pasteur" ou "Monsieur" tout court. Lorsqu'on relit les procès à l'époque de la révocation de l'édit de Nantes, on donnait comme titre au pasteur : "le ministre" et cette habitude est restée dans certains canton de Suisse romande où le pasteur reste "Monsieur le ministre" (la Suisse au niveau administratif ayant des secrétaires d'état plutôt que des ministres). Dans une commune du Borinage, un pasteur était resté en poste plus de 50 ans. Ses paroissiens, à cette époque l'appelait "Monsieur le pasteur" ; mais lorsqu'il croisait dans le village des catholiques, ceux-ci le saluaient très respectueusement en lui disant : "Monsieur le ministre" (Ce n'est pas mal : au cas où le pasteur aurait souffert de la maladie d'Altzheimer, il pouvait ainsi reconnaître ses paroissiens).

Mais un des titres les plus inattendus reste quand même le titre donné au pasteur, dans les vallées Vaudoises du Piémont : "le barbe". Ne croyez la que ce soit parce que ceux-ci, tout comme moi, avaient du poil au menton ; mais simplement

 parce lorsqu'un passeur accompagnait le pasteur pour un périple à travers les montagnes, s'ils étaient inquiétés par les sbires de l'inquisition qui traquaient les Vaudois, considérés comme hérétiques et qu'on demandait au premier il répondait que s'était son "barbe" c-à-d, dans le patois local : son oncle

07:59 Écrit par JM Geron | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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