31/12/2005

mes voeux aux lecteurs


11:02 Écrit par JM Geron | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

L'épouvantail à moineaux

L'histoire que je vais raconter aujourd'hui est un peu grinçante. Elle se passe il y a environ trente cinq ans, c'était tout au début de mon ministère. L'Eglise à laquelle j'appartenais avait décidé de lancer une grande campagne de distribution de Bible. Mais comme le prix d'une Bible, ce n'était pas bon marché. La Bible serait offerte à toutes personnes qui suivrait un petit cours gratuit, pour aider la personne à se familiariser avec le Livre et qu'elle ne se contente pas de le mettre sur une étagère. Notre église locale organisa cette distribution et décida que nous irions deux par deux faire du porte à porte. Une dame d'un certain âge, je dirai la cinquante bien sonné, (alors qu'à cette époque, je n'avais même pas trente ans) m'accompagna dans cette tâche. Il faut dire que cette brave dame, très gentille, avait une façon pas très classique pour s'habiller et se faisait en la matière remarqué par son manque de goût. Je dis ceci non pour l'accabler, mais pour faire comprendre la suite. Après bien des refus, un monsieur accepta le cadeau. Et je pris rendez-vous avec lui pour la quinzaine suivante venir recueillir ses impressions. Comme convenu, je me pointai, si je peux dire chez ce monsieur, qui m'expliqua qu'il n'avait accepté que pour me faire plaisir, car il avait vu que j'étais "un brave jeune" qui faisait son possible ; mais il ajouta ironiquement : "Ce n'est certainement pas pour l'épouvantail à moineaux qui vous accompagnait"

10:10 Écrit par JM Geron | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

30/12/2005

Un enterrement pas comme les autres

La tristesse du pasteur, tout au moins ici en Belgique, c'est que lorsqu'il préside un enterrement, il connaît très souvent le défunt et peut dire qu'il participe vraiment à la tristesse de la famille. Mais il y a parfois des exceptions. Un de mes collègues fut appelé un jour à faire une service "rapide" au cimetière, par une famille qui s'était souvenue en dernière minute de ce que le mort avait reçu une éducation protestante. Lorsqu'il prononça l'homélie mon ami fut distrait par l'inattention totale de l'auditoire. Et il en vint à dire : "La mort est une chose terrible - et désignant le cercueil, il ajouta : - nous en avons ici un exemple vivant."

09:11 Écrit par JM Geron | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/12/2005

Enfoncez-vous bien ça dans la tête

Un pasteur avait le sentiment que ses paroissiens n'écoutaient guère ses prédications. Il y eût l'idée assez étrange de répéter la même trois dimanches en suivant. Et ce n'est que le troisième dimanche qu'une de ses paroissiennes lui dit : "Elle était très bien, monsieur le pasteur, votre prédication, mais il me semble que ce n'était pas la première fois que vous traitiez ce sujet."
 
Pendant bien longtemps, je pensais que c'était arrivé à un collègue à la retraite. Un jour, j'ai eu l'occasion de lui poser la question... mais ce n'était qu'une rumeur

08:31 Écrit par JM Geron | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/12/2005

Le choix d'un pasteur

On raconte souvent des blagues sur les curés ; je vais vous en raconter une sur les pasteurs.
 
Un communauté était depuis quelque temps sans pasteur et désirait en trouver un autre. On leur avait renseigné un, qui, paraît-il, était un excellent orateur. On le fit donc venir un premier dimanche pour l'écouter. Sa prédication fut assez courte. Mais assez inaudible. On aurait dit qu'il grinçait des dents. Le consistoire (conseil d'église locale) se réunit assez dépité. Mais il y eut bien un des membres pour trouver des circonstances atténuantes : timidité, premier contact, etc... On le fit donc venir un deuxième dimanche. Le résultat fut assez semblable : prédication courte, inaudible ; mais cette fois-ci on lui voyait tordre la bouche et les sons qu'il émettait ressemblait plus à des gloussements. Cette fois, le consistoire dans sa majorité, ne voulait plus en entendre parler. Mais, il y a toujours dans un comité un individu plus généreux que les autres. Et celui-ci insista tellement, que la majorité se laissa séduire par ses arguments. Et le pasteur fut convoqué pour un troisième dimanche. Il fut éblouissant : une diction irréprochable ; mais il parla plus de trois quarts d'heure sans s'arrêter. Cette fois-ci, le consistoire était unanime. On allait pouvoir proposer ce candidat à l'approbation de l'assemblée des fidèles. Mais avant cela le consistoire le fit venir pour lui annoncer la bonne nouvelle et lui demander quelques explications. "Vous avez été retenu à l'unanimité. Mais comment se fait-il qu'on n'a rien compris les deux premiers dimanches et que le troisième, vous aviez une diction parfaite, bien que vous ayiez parlé un peu longtemps ?" C'est très simple répondit le pasteur : "Le premier dimanche, j'avais une rage de dent, ce qui explique le fait que j'avais l'air de grincer des dents. Le deuxième dimanche, on m'avait arraché toutes mes dents, d'où cette mimique des lèvres. Et le troisième dimanche, en attendant d'avoir mon dentier, j'avais mis le dentier de ma femme."
 
Pardon mesdames !!!!

09:13 Écrit par JM Geron | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/12/2005

du pain incassable

Je parlais l'autre jour de Sainte Cène (dans le protestantisme, c'est ce qui correspond à l'eucharistie chez les catholiques). La forme et la texture du pain est laissé à l'appréciation de chaque communauté... J'ai eu l'habitude de le faire moi-même, un pain sans levain cuit à l'huile dans la poële. Mais comme dans certaines communautés il y a des volontaires pour le faire, j'étais dans une communauté ou la personne préposée n'était pas tellement habituée de le faire. Lorsque le moment fut venu de rompre le pain. Je l'élevai suivant mon habitude. Et je prononçai les paroles rituelles : "Ce pain que nous rompons..." Et là, je n'arrivais pas à le rompre tellement il était dur. Je dû me mordre la langue pour ne pas éclater de rire, ce qui aurait peut-être un peu redoré l'événement puisqu'on y célèbre non seulement la mort, mais la résurrection de Jésus y est sous-entendue. Et quand je vois la tête que l'on fait parfois ; comme si on assistait à un enterrement. Mais les enterrements ont leur instant de fou-rire (tout le monde le sait)...

09:45 Écrit par JM Geron | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/12/2005

Chez le médecin

Il y a peu j'ai eu des problèmes de santé : une uvéïte (affection interne de l'oeil gauche). Mais comme ce petit ennnui peut-être provoqué par 260 raisons différentes, il fallait trouver. La doctoresse me questionnait sur mes antécédents, les maladies héréditaires éventuelles. Elle me demanda qu'elle était ma profession ; je lui répondis : pasteur. Elle me répondit, sans rire : "Ce pourrait être une allergie provoquée par les moutons". Il m'a fallu un moment pour réaliser de la confusion produite par le terme "pasteur". Et je me voyais déjà en transumance ou en train de faire des petits fromages avec le lait de mes brebissss.

10:37 Écrit par JM Geron | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |